Grenoble, une ville capitale

 

Parfois, certaines appellations sont galvaudées, imméritées ou tout simplement fausses. Pas celle qu’on accole généralement à la ville de Grenoble : la capitale des Alpes. Oh, pas juste parce que, techniquement, elle est la plus grande métropole alpine devant Innsbrück et Bolzano. Mais parce que, vue depuis le somment du Moucherotte (qui culmine 1 900 m dans le Vercors), la ville trône dans un écrin montagneux bordée par le Vercors, donc, mais aussi la Chartreuse, Belledonne, les Grandes Rousses, le Taillefer, l’Oisans et le Dévoluy. Ce qui corrobore les propos de l’un de ses enfants les plus célèbres, Stendhal : « Au bout de chaque rue, une montagne. »

Grenoble est aussi la capitale du Dauphiné et une ville d’Histoire. Sa position géographique stratégique lui a valu d’être bien (ou très mal, c’est selon !) placée lors des guerres d’Italie. C’est là aussi que se firent sentir les prémices de la Révolution française, dès 1788, quand la population se mobilisa pour défendre ses parlementaires lors de la Journée des Tuiles : cela aboutit à la tenue des États de Vizille, qui entraînèrent l’année suivante la convocation des États généraux. Deux Grenoblois, Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier, prirent par ailleurs une part non négligeable lors de la rédaction du serment du jeu de Paume. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la France libre du général de Gaulle attribua à Grenoble un autre titre, celui de capitale de la Résistance. Et la ville fut nommée compagnon de la Libération en 1944. Dans un registre moins belliqueux, Grenoble c’est aussi les Jeux olympiques de 1968 et le triplé historique de Jean-Claude Killy. Aujourd’hui, la troisième commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes est reconnue comme l’un des grands centres scientifiques européens, notamment dans le domaine des nanotechnologies.

Elle est en outre, depuis 2014, la plus grosse municipalité écologiste de France et s’est distinguée par des mesures environnementales poussées, notamment en matière de circulation urbaine. En tant que modèle photographique, son intérêt est également… capital ! Déjà parce que sa situation en fond de vallée oblige à prendre de la hauteur, ce qui dévoile automatiquement le paysage majestueux qui l’entoure. Cette même situation occasionne également de fréquentes mers de nuages (merci l’Isère !) et les photos qui en résultent ne souffrent pas du côté convenu qu’ont trop souvent ce genre de prises de vues : en effet, la ville est irriguée de longues avenues rectilignes et les perpendiculaires et parallèles, surtout illuminées, confèrent aux clichés une ambiance souvent féérique. Malgré la pollution lumineuse, le ciel au-dessus de l’agglomération est toujours étonnant et les lumières, en général, surtout en début ou fin de journée, aident à composer des clichés surprenants. Cerise sur le gâteau, pour capturer tous ces moments photographiques : quelques kilomètres vers les contreforts de l’un ou l’autre des massifs environnants vous donneront le plaisir combiné d’une randonnée en montagne et des ambiances urbaines !






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